À propos de... Magillah

Musique

Depuis 25 ans, Henri compose activement, essentiellement dans un style juif d'Europe de l'Est, à la fois pour la scène et pour l'image. Voici quelques pièces originales de son cru.

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À propos de... Henri Oppenheim

Un artiste toujours en mouvement

Entre passion, rigueur académique et prise de risque artistique.

Henri Oppenheim est compositeur, chanteur, orchestrateur, multi-instrumentiste… et docteur en mathématiques, un diplôme qu’il évoque comme un vestige d’un passé lointain. Fondateur de Magillah, après un long parcours avec l'ensemble klezmer Kleztory, il dévoue maintenant son art à la poésie yiddish, la langue de ses ancêtres, dans une tension vivante entre mémoire et création.

Ses compositions ont longtemps été portées par des musiciens et chanteurs chevronnés. À présent, Henri chante lui-même sa musique — non par recherche de virtuosité, mais parce qu’il est le mieux placé pour en saisir les détours les plus intimes, les hésitations, les fulgurances, les silences.

Henri compose aussi pour l’image, écrit des textes. Il a pratiqué la musicothérapie pendant 10 ans et étudie la Communication non violente. Père de famille, ancien coach de soccer, il garde vive la flamme d’émerveillement qu’on trouve dans les yeux des enfants et que l’artiste cherche, infatigablement, à retrouver et à cultiver.



à propos du... Yiddish

Un monde en mots

Pourquoi chanter le yiddish aujourd’hui, à l’ère de l’IA et du streaming illimité ?

Peut-être parce que cette langue oubliée, pleine de creux, de rires, de larmes, d’ironie tendre, touche à quelque chose d’universel. Parce qu’elle raconte mille ans d’errance, de lutte, d’amour, d’intelligence, de douleur — dans les ruelles d’Europe de l’Est, les villages poussiéreux, les révolutions avortées, les berceuses murmurées par des mères sans voix.

Langue de la rue, langue des femmes, le yiddish fut aussi celle des penseurs, des poètes, des comédiens. Il s’y mêle la ferveur de la Torah, l’ironie d’un peuple en exil, la volonté de tout questionner — jusqu’au sens de la moindre virgule.

À travers Magillah, je n’essaie pas de faire revivre un folklore figé, mais d’écouter ce que cette langue a encore à dire aujourd’hui : en musique, en poésie, en résonance avec nos préoccupations modernes.

Le yiddish, c’est aussi un art de douter, de raconter, de rester humain.

Ce n’est pas une langue morte. C’est une langue en suspens. Et si l’on tend l’oreille, elle vibre encore.